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Quelle est la fiscalité de la location saisonnière ?

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Si vous vous lancez dans la location saisonnière, il y a un point important à prendre en compte : la fiscalité. Comme pour vos autres revenus, les loyers issus de la location saisonnière doivent être déclarés parce qu’ils sont soumis à l’impôt sur le revenu. Sous quel régime faut-il faire cette déclaration ? Répond-elle aux mêmes règles que les revenus issus d’une location de longue durée ? Voici quelques éléments de réponses.

Les règles en matière de fiscalité

Une location saisonnière consiste à mettre des logements (studios, appartements, villas) à l’usage exclusif d’un locataire. Il s’agit généralement d’une clientèle de passage qui loue le bien pour une durée relativement courte (entre 1 et 90 jours).

Il faut savoir que la location saisonnière porte nécessairement sur un logement meublé, c’est-à-dire un bien doté d’équipements permettant au locataire d’y mener une vie décente. À ce titre, elle est considérée comme une variante de la location meublée et relève du régime des locations meublées.

Par conséquent, les revenus issus de cette location doivent répondre aux règles fiscales de la location meublée classique. Ces règles s’appliquent aussi aux revenus issus de la sous-location meublée. Vous devez non seulement payer l’impôt sur le revenu, vous devez aussi payer d’autres types de redevances fiscales.

Impôt sur le revenu : régime forfaitaire vs régime réel

Le régime en vigueur est celui des bénéfices industriels et commerciaux ou BIC. Celui-ci se divise en 2 catégories, à savoir : le régime forfaitaire et le régime réel.

Le régime forfaitaire ou micro-BIC

Ce régime fiscal ne s’applique qu’à un certain niveau de revenus locatifs à savoir :

  • 70 600€ pour un logement non classé en meublé de tourisme ;
  • 176 200€ pour un logement classé en meublé de tourisme.

Si vous répondez au premier critère, un abattement fiscal est appliqué sur vos revenus imposables à hauteur de 50%. Si vous répondez au second critère, l’abattement est plutôt de 71%. L’avantage de ce régime, c’est qu’il vous dispense d’une quelconque tenue de comptable.

Le régime réel

Le régime réel s’applique à vos revenus locatifs qui ne relèvent pas du régime forfaitaire. Cela implique donc :

  • les revenus supérieurs à 70 000€ pour un logement non classé en meublé de tourisme ;
  • les revenus supérieurs à 170 000€ pour un logement classé en meublé de tourisme.

Le régime réel ne vous fait pas profiter d’un abattement comme c’est le cas avec le micro-BIC. Ici, on vous accorde plutôt la possibilité de déduire de vos revenus imposables l’ensemble des frais de gestion de la location saisonnière. Il s’agit notamment :

  • intérêts et assurances sur prêt ;
  • charges de copropriété ;
  • la taxe foncière ;
  • l’assurance habitation ;
  • les frais de rénovation.

À ces différents frais, il faut ajouter l’amortissement de la valeur du logement lui-même et du mobilier. À l’inverse du régime forfaitaire, il est obligatoire de tenir une comptabilité.

Le cas de la location partielle de résidence principale

La location saisonnière porte le plus souvent sur un logement qui fait office de résidence secondaire. La loi tolère tout de même que le bailleur puisse pratiquer la location saisonnière dans sa résidence principale. Si tel est votre cas, les règles relatives à l’impôt sur le revenu sont quelque peu différentes.

En effet, vous pouvez bénéficier d’une exonération d’impôt si vous louez une partie de votre résidence principale. C’est par exemple le cas de la location de chambres d’hôtes. Il faudra toutefois que vos revenus de location saisonnière de chambres d’hôtes n’excèdent pas les 760€ annuels.

Les autres redevances fiscales applicables à la location saisonnière

L’impôt sur le revenu n’est pas la seule taxe dont vous devez vous acquitter en cas de location saisonnière. Vous êtes aussi redevable des prélèvements sociaux dont le taux est de 17,2%. Il s’agit de :

  • la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) ;
  • la contribution sociale généralisée (CSG).

Vous savez désormais assez renseigner sur la fiscalité en ce qui concerne la location saisonnière.

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